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Les Casemates allemandes ou l'atlantikwall à Plozevet

Extrait du magazine municipal d'information de Plozevet "Tal Ar Sonerien", numéro 10 de janvier 2014. Il s'agit d'un article écrit par Paul Le Bescond intitulé "Les Casemates allemandes ou l'atlantikwall à Plozevet"

Parler des casemates allemandes à PLOZEVET sans évoquer brièvement le Mur de l’Atlantique n’aurait pas de sens. La commune était située sur cette longue chaîne de blockhaus qui s’étirait de la Norvège à la frontière espagnole,sur 5000 Km que l’on nomme également Rempart de l’Atlantique.Revenons plus de soixante années en arrière. L’occupation de la Bretagne est assurée dès la fin 1940 par le XXVe corps d’armée allemand. Au début de 1941, la Kriegsmarine décide d’édifier des bases sous-marines sur la façade Atlantique. Quelques mois plus tard les ports de Brest,Lorient, St-Nazaire, La Pallice et Bordeaux sont prêts à accueillir les fameux U-Boots.

Les "loups gris" de l’Atlantique gagneront ainsi plusieurs précieux jours de transit par rapport aux ports allemands et échapperont pour certains à la surveillance alliée qui ira en s’amplifiant au fil des mois. Cependant l’évolution quelque peu défavorable de la guerre et l’entrée des Etats-Unis dans le conflit, amène, dès mars 1942,l’armée allemande à ceinturer l’Europe occupée d’une multitude de défenses côtières, destinées à prévenir les débarquements venant de la mer (raids de commandos ou opérations d’envergure). L’organisation TODT reçoit la mission de mener à bien ce gigantesque chantier. Le littoral breton se couvre de fortifications de béton, protégées par des champs de mines mais également des pièges et obstacles de toutes sortes : tétraèdres de béton, pieux anti-planeurs, tranchées, chevaux de frise, réseaux de barbelés etc… De nombreuses maisons seront rasées pour dégager le champ de tir des casemates et des pièces d’artillerie.

Bien sûr PLOZEVET, avec ses 7 km de côtes, n’était pas un maillon stratégique de l’Atlantikwall mais une simple sentinelle du rempart. Cependant du fait de ses petites plages et grèves propices à des opérations de commandos, les Allemands construiront quelques casemates afin d’éviter les mauvaises surprises. Concernant l’historique des blockhaus de Palud-Penllan j’ai rencontré en Octobre 2001 Corentin BOLZER, ancien boulanger, sympathique monsieur, hélas décédé il y a peu de temps. Libéré le 10 janvier 1942, il revient à Kercorentin. Il me disait d’une voix assurée : “La population ne fut pas mêlée à la construction des casemates érigées fin 1942 début 1943. Elles ont été édifiées par des travailleurs belges et plus tard par des Russes encadrés par des Allemands de l’Organisation TODT. Il y avait certainement quelques Français dans les équipes mais je ne m’en souviens pas. Durant la journée c’était un va-et-vient continuel de charrettes livrant ferraille, ciment et matériaux divers. Ces matériaux venaient d’Audierne, Pont l’Abbé et Pont-Croix. Le soir, le travail terminé, les ouvriers venaient prendre un verre dans le bistrot de mon beau-père. Pas d’agressivité de la part de ces travailleurs un peu spéciaux, volontaires ou forcés”. Ce qui gênait le plus au quotidien la population, c’était les nombreux interdits. Interdiction de photographier, d’approcher des casemates, d’aller à la grève, sans compter les nombreux contrôles. Les pancartes "Verboten", "Achtung-Minen - Danger de mort" fleurissaient le long de la côte et autour des ouvrages bétonnés (Pellan, le Brenn et Kerrest). Combien de malheureux, enfreignant les consignes, ont été tués par les mines. Parfois me disait-il en esquissant un sourire, on entendait une explosion. C’était une vache échappée à la garde de son "pod saout" qui venait de sauter sur un engin. Un jour j’ai vu un Allemand abattre une autre vache à Pellanen la traitant de "terroriste", menaçant à son tour le pauvre paysan horrifié, de lui faire subir le même sort. L’animal avait pénétré dans le périmètre des ouvrages.

Après l’édification des casemates, nous étions réquisitionnés une demi-journée par semaine pour des travaux consistant à planter des gros rondins pointus appelés"asperges de Rommel", dans les champs environnant pour gêner l’atterrissage éventuel de planeurs. De nombreux bosquets disparaîtront de cette façon ». Les ouvrages bétonnés de Palud Pellan n°Q24 et Kerrest-Canté Q23 sont pratiquement identiques. Ils possèdent une casemate d’habitation ou abri passif flanqué par deux ouvrages. Sur le Tobrouk était installée une mitrailleuse légère (M-G). L’ouvrage pouvait également servir de poste de guet. Palud Pellan possède un Tobrouk à mortier, un peu plus grand que les autres. Chaque position était servie par une vingtaine d’Allemands commandés par un sergent...

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A lire ...

Cette série de clichés à été prise en 2008 sur le site du faisceau de Pen Enez, situé à quelques centaines de mètres de la gare de Pont l'Abbé. Hormis quelques blocs de béton près du ruisseau de Pen Enez, le site a complètement disparu depuis l'enlèvement des voies et seuls quelques anciens pourront encore vous raconter par les détails, qu'ils jouaient dans les baraquements bien des années après la guerre. C'est également sur ce site que toutes les portes blindées destinées au chantier de Tréguennec, qui n'arrivèrent jamais à destination, furent stockées. Seul vestige encore visible dans cet environnement : Une quantité impressionnante de petits galets ayant servi à la création de la déviation de la route qui coupait le faisceau. Les photos ci dessous montrent que le soubassement de cette déviation s'appuyait sur un lit de galets.

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show5Cette page regroupe les gros fichiers du site, entre quelques Mo et quelques centaines de Mo. Il s'agit de plans complets, de profils en long des voies ferrées etc. 

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